24 mars 2025 | Université de Rouen

Marc Renneville

Criminocorpus : 20 ans déjà, 20ans seulement

Origine du projet

Criminocorpus est né en réponse d’un appel à projet. Il n’existe donc que pour lui même, ça force, mais aussi, pour ses premières années en 2003, sa difficulté à survivre.

Créer un site web, une bibliothèque virtuelle sur l’histoire des peines

D’embler le projet était pluridisciplinaire chercheurs, mais aussi bibliothécaire, archivistes, etc. Mais à l’époque la numérisation coûtait très cher.

Importance dans les projets numériques de former des équipes intergénérationnelle

L’idée au départ c’était de faire un site-portail, intégrant les flux RSS, avec également des expositions (catalogue de photo), des articles, des chronologies, le tout réalisé avec spip, ce qui posait beaucoup de problème technique (spip gère mal des notes de bas de pages, les chronologies sont difficiles à faire, etc.)

Il ne s’agissait pas uniquement de proposer des contenus en les nommant, mais il faut aussi réfléchir à la forme.

Grandes étapes

Le site devenait peu à peu un usine à gaz au regard des technologies qu’elle embarquait (utilisation de flash, etc.), mais également toujours les limitations du spip.

Le projet intègre par la suite une revue. Il connait des migrations technologiques (passage de Spip à Django avec Bertrand Bordage), avant de devenir un musée numérique.

Criminocorpus survit grâce aux projets qui y participent (Hugo Patrimoine des lieux de justice, Complaintes criminelles 1870-1940).

La formalisation des données oblige à se questionner le fond. Ce que l’on pense simple au départ, ne l’est pas nécessairement.

Bilan

Avec la numérique, il n’y a pas de méthode pour nous dire comment procéder. Le numérique permet en revanche de s’affranchir de certaines limitations institutionnelle. Mais cela pose aussi des problèmes d’organisation, de présentation et de visualisation des données. La pérennité des plateformes est aussi une véritable question.